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Guascas

Galinsoga parviflora

Les guascas sont une herbe colombienne au parfum vert et légèrement amer. Elles donnent à l'ajiaco bogotano sa signature reconnaissable, surtout dans les soupes de pommes de terre, de maïs et de poulet.

Terreux1Chaud0Amer2Citronné1Piquant0Sucré0
Goût
Herbacé, vert, légèrement amer
Partie
Feuille
Origine
Andes colombiennes, surtout autour de Bogotá
Intensité
  • 1 herbe aromatique emblématique de l'ajiaco bogotano
  • 3 variétés de pommes de terre souvent réunies dans l'ajiaco traditionnel
  • 10 à 15 min temps habituel pour laisser les guascas parfumer une soupe en fin de cuisson
  • 2 formes feuilles séchées entières ou feuilles émiettées, les deux formes courantes en épicerie

Carte d’identité de la guascas

Nom botanique
Galinsoga parviflora
Famille
Astéracées (composées)
Partie utilisée
Feuille
Aire d’origine
Andes colombiennes, surtout autour de Bogotá
Producteurs
Colombie principalement
Aussi appelé
galinsoga · petite galinsoga · guasca

Ne pas confondre la guascas

  • Coriandre

    La coriandre est une autre plante, plus citronnée et plus fraîche. Elle ne reproduit pas le parfum typique de l'ajiaco.

Comment utiliser la guascas

  1. 1

    Émietter entre les doigts

    Frottez doucement les feuilles sèches au-dessus de la marmite. Retirez les grosses tiges si le sachet en contient.

  2. 2

    Ajouter en fin de cuisson

    Mettez les guascas dans la soupe lorsque les pommes de terre sont presque tendres. Elles gardent ainsi davantage de parfum.

  3. 3

    Réhydrater avant usage

    Pour une préparation peu liquide, couvrez les feuilles d'un peu d'eau chaude pendant quelques minutes, puis égouttez-les.

  4. 4

    Goûter avant de doubler

    Le parfum paraît discret au début, puis s'installe dans le bouillon. Attendez quelques minutes avant d'en ajouter davantage.

Comment conserver la guascas

Graines entières 1 an
Moulu 6 mois
  • Gardez les feuilles sèches dans un sachet ou un bocal hermétique, à l'abri de la lumière.
  • Refermez vite le paquet : les guascas perdent rapidement leur parfum au contact de l'air.
  • La congélation convient aux feuilles fraîches, mais le produit vendu en épicerie est le plus souvent séché.

Combien mettre de guascas

Préparation Pour 4 personnes Remarque
Ajiaco pour 4 personnes 2 à 3 cuillères à café de guascas séchées Ajoutez-les dans les 10 à 15 dernières minutes. Commencez par 2 cuillères si vous découvrez l'herbe.
Soupe de pommes de terre 1 à 2 cuillères à café Le bouillon doit rester lisible : les guascas ne doivent pas dominer.
Bouillon de poulet 1 cuillère à café Associez-les au maïs, à la pomme de terre et à la coriandre.
Haricots ou lentilles 1/2 à 1 cuillère à café Ajoutez-les en fin de cuisson pour une note verte et légèrement amère.
Ragoût de légumes 1 cuillère à café pour 4 portions Elles fonctionnent surtout avec la pomme de terre, le maïs et la courge.
Infusion culinaire 1 petite pincée par tasse Usage traditionnel ponctuel, mais le goût est moins intéressant que dans un bouillon.

Tout savoir sur la guascas

Les guascas, une feuille andine pour les soupes

Les guascas désignent les feuilles séchées de la petite galinsoga, une plante herbacée originaire des régions tropicales américaines. Le nom espagnol guasca reste le plus utilisé dans les épiceries latino-américaines. En français, vous la trouverez aussi sous le nom de galinsoga ou de petite galinsoga.

Son emploi le plus important est l’ajiaco bogotano, une soupe colombienne au poulet, au maïs et à plusieurs pommes de terre. Sans guascas, le plat reste mangeable, mais il perd une grande partie de son identité. La plante n’est pas une graine ni une poudre de piment : ce sont bien des feuilles, généralement vendues sèches et émiettées.

La plante appartient au genre Galinsoga, dans la famille des Astéracées. Elle pousse aussi comme adventice dans d’autres régions du monde. Cela ne signifie pas que toutes les plantes sauvages rencontrées sous ce nom conviennent à la cuisine. Pour la table, choisissez un produit étiqueté et conditionné pour l’alimentation.

  • Partie utilisée : les feuilles séchées.
  • Plat emblématique : l’ajiaco bogotano.
  • Profil : herbacé, vert, avec une légère amertume.
  • Force : aucune sensation de piment.

Un parfum vert, discret mais reconnaissable

Les guascas ont une odeur végétale qui rappelle vaguement l’herbe fraîche, la feuille froissée et certains bouillons de légumes. Leur amertume reste modérée quand le dosage est raisonnable. Elles n’apportent ni le piquant du piment ni le parfum anisé du fenouil.

Leur caractère apparaît mieux dans un liquide chaud que dans une préparation sèche. Dans une soupe, elles donnent de la profondeur au bouillon et relient les notes de pomme de terre, de maïs et de volaille. Elles se montrent moins convaincantes dans une salade ou sur une viande grillée.

Le produit séché peut sembler peu odorant lorsqu’il sort du sachet. La chaleur et l’humidité libèrent toutefois son parfum. Ne doublez pas la dose dès la première minute : laissez la soupe mijoter quelques instants, puis goûtez.

Les feuilles sèches donnent le meilleur résultat

Dans les magasins spécialisés, les guascas se présentent surtout en feuilles séchées, entières ou déjà émiettées. Prenez-les entières ou en gros fragments si le sachet est transparent : vous pourrez juger leur couleur et repérer plus facilement les tiges.

La forme émiettée est pratique pour l’ajiaco. Elle se répartit bien dans le bouillon et ne demande aucune préparation. En revanche, elle a souvent perdu davantage de parfum si le sachet a été ouvert depuis longtemps. Une poudre très fine n’est pas la forme habituelle et mérite un examen attentif.

Forme Atout Limite Usage conseillé
Feuilles entières Parfum mieux préservé Quelques tiges possibles Soupe, bouillon, réhydratation
Feuilles émiettées Dosage rapide Vieillit plus vite après ouverture Ajiaco et ragoûts
Poudre fine Se mélange immédiatement Identité et fraîcheur difficiles à vérifier À choisir seulement chez un vendeur fiable

L’ajiaco bogotano lui doit son identité

Dans la cuisine colombienne, les guascas sont liées à l’ajiaco de Bogotá. Cette soupe réunit souvent du poulet, du maïs et plusieurs pommes de terre, dont la pomme de terre criolla. Les guascas entrent dans le bouillon en fin de cuisson et parfument l’ensemble sans masquer les ingrédients.

On les rencontre aussi dans des soupes andines, des sancochos et des préparations de légumes. Utilisez-les surtout dans un plat humide, avec une cuisson douce. Leur rôle ressemble à celui d’une herbe de bouillon, pas à celui d’un condiment que l’on saupoudre au dernier moment sur une assiette.

En dehors de la Colombie, elles trouvent leur place dans une cuisine d’inspiration sud-américaine. Elles accompagnent bien les pommes de terre, le maïs, la courge, les haricots, les lentilles et le poulet. Avec le poisson, dosez légèrement : leur amertume peut prendre le dessus dans un bouillon délicat.

Pommes de terre, maïs et poulet sont ses meilleurs alliés

Le mariage le plus naturel associe les guascas à des ingrédients doux et farineux. La pomme de terre absorbe leur parfum. Le maïs leur apporte une note sucrée. Le poulet fournit un bouillon assez rond pour équilibrer leur côté végétal.

  • Pommes de terre : accord central, notamment dans les soupes.
  • Maïs : il adoucit la légère amertume des feuilles.
  • Poulet : base classique de l’ajiaco et des bouillons andins.
  • Légumineuses : ajoutez peu de guascas, car les lentilles et les haricots ont déjà un goût marqué.
  • Courge et carotte : elles arrondissent le profil végétal.

La coriandre fraîche peut compléter le plat, mais elle ne remplace pas le goût des guascas. Ajoutez-la au service si vous voulez une note plus vive. L’origan et le thym conviennent à un dépannage, avec un résultat plus européen.

Un bon sachet montre des feuilles encore vertes

La couleur ne suffit pas, mais elle fournit un premier indice. Des guascas sèches de qualité restent vertes à vert olive. Elles peuvent contenir quelques fragments plus foncés. Écartez les sachets dominés par une poussière brune ou grise, surtout si le parfum est faible.

Examinez aussi la proportion de tiges. Un peu de tige est normal après le séchage. Un sachet rempli de morceaux rigides apporte moins de goût et se dose mal. Vérifiez la date de conditionnement ou de durabilité, puis choisissez le plus récent si plusieurs paquets sont proposés.

  • Une odeur végétale doit apparaître dès l’ouverture.
  • Les feuilles doivent être sèches, sans amas humide.
  • L’emballage doit être intact et lisible.
  • Le pays d’origine et le nom du produit doivent être clairement indiqués.

Si vous achetez en vrac, demandez à sentir le produit. Une absence totale d’odeur est un mauvais signe, même si la couleur semble correcte.

Le prix dépend surtout de la fraîcheur du sachet

Les guascas restent une herbe spécialisée en France. Leur prix au kilo paraît souvent élevé parce que les sachets sont petits et importés. Comparez le prix ramené aux 100 grammes plutôt que le prix facial du paquet.

Un sachet très bon marché n’est pas forcément une bonne affaire s’il contient surtout des tiges ou une herbe ancienne. À l’inverse, vous n’avez pas besoin d’acheter un grand format pour cuisiner quelques ajiacos. Pour un premier essai, un sachet de 10 à 20 grammes suffit largement dans une cuisine familiale.

Les épiceries colombiennes, les magasins latino-américains et certains sites spécialisés en ingrédients sud-américains en proposent. Vous pouvez parfois en trouver au rayon des herbes sèches, mais elles ne sont pas toujours rangées avec les épices. Cherchez aussi sous les noms guasca, galinsoga ou petite galinsoga.

Les feuilles viennent principalement des Andes colombiennes

La guasca est particulièrement associée à la Colombie et aux hauts plateaux autour de Bogotá. La plante pousse dans plusieurs régions d’Amérique tropicale et s’est naturalisée ailleurs. La présence de la plante dans une région ne prouve donc pas que le sachet vendu en magasin vient de cette région.

Pour l’usage culinaire, la référence culturelle reste colombienne. C’est dans cette cuisine que la guasca a acquis son rôle précis dans l’ajiaco. Les noms commerciaux peuvent varier selon les importateurs, et le mot galinsoga peut désigner la plante sans préciser l’espèce.

Un étiquetage sérieux indique au moins le nom usuel, la partie utilisée et le pays de conditionnement. Si l’origine agricole n’est pas indiquée, ce n’est pas forcément un défaut, mais évitez les promesses trop précises que le paquet ne permet pas de vérifier.

La petite galinsoga porte plusieurs noms

Le mot guasca est le plus utile pour chercher cette herbe dans les recettes colombiennes. En français, les noms galinsoga et petite galinsoga renvoient à la plante botanique. Dans le commerce, la graphie varie : guascas au pluriel, guasca au singulier, ou parfois galinsoga seul.

Cette diversité explique certaines erreurs de recherche. Une recette qui demande « des guascas » parle de l’herbe, pas d’une sauce ni d’un mélange. Ne remplacez pas automatiquement le mot guasca par la coriandre : ce sont deux plantes différentes, avec des usages et des parfums distincts.

Une herbe récente dans les rayons européens

Les guascas ont une histoire culinaire ancienne en Amérique du Sud, mais leur diffusion commerciale en Europe reste récente et limitée. Leur notoriété vient surtout des restaurants colombiens, des communautés latino-américaines et des recettes d’ajiaco diffusées à l’international.

Il faut distinguer l’histoire de la plante et celle de son usage. Le genre Galinsoga est aujourd’hui présent dans de nombreuses régions, parfois comme mauvaise herbe des cultures. Son importance gastronomique est surtout colombienne, où elle accompagne une soupe devenue un marqueur de la cuisine de Bogotá.

Les usages traditionnels restent surtout culinaires

Dans la tradition colombienne, les guascas sont avant tout utilisées pour parfumer les soupes et les bouillons. On les associe à une cuisine familiale, nourrissante et adaptée aux produits des hauts plateaux : pommes de terre, maïs, poulet et légumes.

Certaines sources populaires attribuent à diverses galinsogas des usages en tisane ou dans des préparations domestiques. Les données fiables sur ces usages et sur les doses concentrées sont limitées. Restez sur un emploi d’herbe aromatique et ne transformez pas un produit culinaire en remède maison.

Une herbe à acheter pour un plat précis

Les guascas ne sont pas indispensables à toutes les cuisines. Elles ont en revanche une vraie valeur si vous préparez un ajiaco ou si vous cherchez le profil colombien d’une soupe andine. Leur intérêt tient moins à leur puissance qu’à leur capacité à donner une signature reconnaissable à un bouillon.

Si vous ne trouvez pas de guascas, l’origan, l’estragon ou la coriandre peuvent dépanner selon la recette. Aucun ne donne exactement le même résultat. Pour un ajiaco authentique, attendez plutôt de trouver un sachet de guascas que de multiplier les remplacements.

Précautions

Aux doses de cuisine
Les guascas utilisées comme herbe aromatique dans une soupe ne posent pas de problème particulier connu chez l'adulte en bonne santé.
Allergie
Une réaction est possible, comme avec toute plante de la famille des Astéracées. Soyez prudent si vous avez déjà réagi à une plante de cette famille.
Grossesse et allaitement
Les données spécifiques sur les guascas sont limitées. Restez aux quantités culinaires et évitez les préparations concentrées sans avis médical.
Produit mal identifié
N'utilisez pas une plante cueillie dans la nature sous le seul nom de galinsoga. Achetez un sachet destiné à l'alimentation.

Les plats où la guascas est indispensable

  • Colombienne

    Ajiaco bogotano

    Herbe principale du bouillon, ajoutée en fin de cuisson

  • Colombienne

    Sancocho de poulet

    Note verte dans un bouillon de tubercules, maïs et poulet

  • Andine

    Soupe de pommes de terre et maïs

    Parfum andin qui remplace les herbes méditerranéennes

  • Familiale

    Lentilles aux légumes

    Accent herbacé ajouté après la cuisson des lentilles

  • Sud-américaine

    Bouillon de pommes de terre, courge et coriandre

    Renforce le caractère végétal sans apporter de piquant

Par quoi remplacer la guascas

La guascas le substitut — axes dans le sens horaire depuis le haut : terreux, chaud, amer, citronné, piquant, sucré

  • Estragon

    Proche

    Le remplacement est imparfait, mais son côté herbacé convient à une soupe de poulet. Utilisez-en moins.

  • Origan

    Très éloigné

    Solution de dépannage dans les soupes et les ragoûts. Le résultat sera plus chaud et plus méditerranéen.

  • Coriandre

    Très éloigné

    Elle apporte une fraîcheur différente. Ajoutez-la plutôt au service et non comme copie exacte des guascas.

Les questions qu’on se pose sur la guascas

Les guascas sont-elles piquantes ?

Non. Elles ne donnent pas de sensation de piment. Leur goût est herbacé, avec une légère amertume.

Quelle est la différence entre guascas et coriandre ?

Les guascas sont les feuilles de la petite galinsoga et parfument surtout les soupes. La coriandre est une autre plante, plus fraîche et citronnée.

Par quoi remplacer les guascas ?

L'estragon ou l'origan peuvent dépanner. La coriandre apporte une fraîcheur différente, mais aucun remplacement n'est exact.

Quelle quantité utiliser dans un ajiaco ?

Comptez environ 2 à 3 cuillères à café de guascas séchées pour 4 personnes. Commencez doucement et ajustez après quelques minutes.

Quand ajouter les guascas dans une soupe ?

Ajoutez-les généralement dans les 10 à 15 dernières minutes de cuisson. Elles auront le temps de parfumer le bouillon sans perdre tout leur caractère.

Combien de temps les guascas se gardent-elles ?

Les feuilles sèches gardent leur intérêt environ 12 mois dans un emballage hermétique, au sec et à l'abri de la lumière. Après ouverture, leur parfum baisse progressivement.

Comment savoir si les guascas sont périmées ?

Jetez-les si elles sentent le renfermé, l'humidité ou la moisissure, si elles présentent des amas humides ou si leur couleur est devenue uniformément grise.

Peut-on congeler les guascas ?

Oui pour des feuilles fraîches, dans un sachet bien fermé. Les guascas sèches n'ont pas besoin d'être congelées : l'humidité du dégivrage peut les dégrader.

Peut-on manger des guascas enceinte ?

Les données spécifiques sont limitées. Utilisez-les seulement comme herbe culinaire, en quantité normale, et évitez les infusions ou extraits concentrés sans avis médical.

Existe-t-il un risque d'allergie ?

Une réaction est possible, comme avec toute plante. La prudence est particulièrement indiquée si vous avez déjà réagi à une plante de la famille des Astéracées.

Les guascas ont-elles des effets sur la santé ?

Les usages traditionnels existent, mais ils ne permettent pas de conclure à un effet médical. Considérez les guascas comme une herbe de cuisine.

Combien coûte un sachet de guascas ?

Le prix varie selon l'importateur, le poids et la fraîcheur. Comparez le tarif aux 100 grammes : les petits sachets spécialisés ont souvent un prix au kilo élevé.

Combien pèse une cuillère à café de guascas ?

Le poids dépend du degré d'émiettement. Pour cuisiner, retenez surtout la mesure en volume et commencez par une petite quantité avant d'ajuster.

Peut-on utiliser des guascas fraîches ?

Oui, si vous disposez de feuilles identifiées et destinées à la consommation. Le produit vendu en épicerie est toutefois généralement séché et plus facile à conserver.

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