Shiso
Perilla frutescens (L.) Britton
Le shiso est la feuille aromatique de Perilla frutescens, très présente dans les cuisines japonaise, coréenne, chinoise et vietnamienne. Vert ou rouge, il apporte une note anisée, citronnée et légèrement épicée. Les graines donnent l’egoma, utilisé comme condiment et pour son huile.
- Goût
- Anisé, citronné, herbacé
- Partie
- Feuille
- Origine
- Asie du Sud-Est, de l'Himalaya au Myanmar ; cultivée en Chine, au Japon, en Corée et au Vietnam
- Intensité
- 3 Trois variétés principales sont distinguées dans les usages sino-japonais : la forme type, la variété cultivée crispa et la forme de montagne hirtella.
- 80 jours La floraison commence environ 80 jours après la germination dans de bonnes conditions.
- 18 à 23 °C C’est la plage de température la plus favorable à la germination des graines.
- IIIe millénaire av. J.-C. L’usage japonais de la plante est attesté depuis l’ère Jōmon, selon la tradition historique rapportée pour le shiso.
Carte d’identité de la shiso
- Nom botanique
- Perilla frutescens (L.) Britton
- Famille
- Lamiacées
- Partie utilisée
- Feuille
- Aire d’origine
- Asie du Sud-Est, de l'Himalaya au Myanmar ; cultivée en Chine, au Japon, en Corée et au Vietnam
- Aussi appelé
- Perilla frutescens · shiso · pérille aromatique · zisu · tía tô · deulkkae · pérille de Nankin · egoma
Ne pas confondre la shiso
-
Sésame
Les graines d’egoma sont parfois comparées au sésame en cuisine, mais la pérille appartient aux Lamiacées et le sésame à une autre famille.
-
Basilic
Les deux plantes ont des feuilles et des fleurs proches, mais le shiso offre une bordure souvent dentée et un parfum plus anisé.
Comment utiliser la shiso
-
1
Déchirer les feuilles au dernier moment
Détachez les feuilles à la main ou ciselez-les juste avant de servir. Leur parfum s’échappe rapidement une fois coupées.
-
2
Ajouter le shiso vert hors du feu
Mélangez-le aux nouilles, au riz ou au poisson après la cuisson pour garder son côté frais et anisé.
-
3
Infuser les feuilles violettes
Faites macérer les feuilles rouges dans une préparation vinaigrée pour obtenir une couleur rubis et une note herbacée.
-
4
Griller les graines avec précaution
Faites chauffer les graines d’egoma dans une poêle sèche, puis écrasez-les. Arrêtez dès qu’elles sentent la noisette.
Combien mettre de shiso
| Préparation | Pour 4 personnes | Remarque |
|---|---|---|
| Sushi, sashimi ou tartare de poisson | 1 à 2 feuilles par personne | Utilisez le shiso vert comme feuille de service ou ciselez-le très finement. |
| Salade de concombre | 2 à 3 feuilles pour 2 personnes | Ajoutez-les au dernier moment avec du vinaigre de riz. |
| Nouilles soba ou udon | 2 feuilles pour 2 bols | Ciselez les feuilles et parsemez-les après la cuisson. |
| Tempura | 1 feuille par pièce | Trempez la feuille entière dans une pâte légère et faites-la frire brièvement. |
| Pickles de légumes | 4 à 6 feuilles pour 500 g de légumes | Le shiso rouge colore la saumure et accompagne bien les prunes salées japonaises. |
| Riz aux graines d’egoma | 1 cuillère à soupe de graines pour 300 g de riz cuit | Torréfiez-les, concassez-les et mélangez-les avec une pincée de sel. |
Tout savoir sur la shiso
Le shiso vient d’une plante de la famille des menthes
Le shiso est la feuille de Perilla frutescens, une plante annuelle de la famille des Lamiacées. Il est donc parent du basilic, de la menthe et de la mélisse. Sa tige carrée et ses feuilles opposées le montrent bien. En cuisine, le mot shiso désigne surtout les formes cultivées de la pérille de Nankin, en particulier le shiso vert et le shiso rouge.
La plante existe aussi sous le nom de zisu en Chine, de tía tô au Vietnam et de deulkkae en Corée. Ses feuilles, ses fleurs, ses jeunes pousses et ses graines peuvent être employés. La forme cultivée ne doit pas être confondue avec la pérille à huile, dont les graines servent notamment à produire l’egoma.
- Shiso vert : feuilles fraîches, sushis, salades et fritures.
- Shiso rouge : pickles, prunes salées et boissons vinaigrées.
- Egoma : graines torréfiées ou huile de graines.
Un parfum anisé, citronné et plus vif que le basilic
Le shiso vert rappelle à la fois la menthe, le basilic et l’anis. Il possède une fraîcheur citronnée, une légère note de cumin ou de cannelle selon les lots, puis une finale herbacée. Il n’est pas franchement piquant, même si certaines feuilles donnent une petite sensation poivrée.
Le shiso rouge est souvent plus terreux et plus marqué. Sa couleur apporte autant d’intérêt que son parfum. Une cuisson longue le ternit et fait disparaître ses notes fraîches. Ajoutez-le plutôt en finition, dans une sauce froide ou dans une préparation vinaigrée.
Feuille verte ou feuille rouge selon le plat
Le shiso vert, appelé aojiso au Japon, est la forme la plus facile à employer au quotidien. Ses feuilles entières accompagnent le poisson cru, le riz et les nouilles. Le shiso rouge, ou akajiso, sert surtout à colorer et parfumer les aliments conservés.
| Forme | Aspect | Usage principal |
|---|---|---|
| Shiso vert | Feuille verte, souvent lisse | Sushi, salade, tempura, garniture |
| Shiso rouge | Feuille pourpre à rouge | Pickles, umeboshi, sirop vinaigré |
| Egoma | Petite graine sombre | Condiment torréfié, huile |
| Shiso frutescens | Plante plus grande et très odorante | Graines et huile |
Choisissez le vert pour manger la feuille et le rouge pour colorer une préparation. Les variétés frisées, dites chirimen-jiso, sont décoratives et retiennent bien les sauces.
Les cuisines d’Asie l’emploient fraîche ou salée
Au Japon, le shiso vert se sert avec les sushis, le sashimi, les nouilles et les tempuras. Le shiso rouge parfume les umeboshi, les prunes salées, et certains condiments comme le yukari. Les boutons floraux et les jeunes graines, appelés shiso no mi, se mangent aussi salés ou marinés.
En Corée, les feuilles de pérille, appelées kaennip, sont marinées, grillées ou utilisées comme enveloppe. Au Vietnam, le tía tô rejoint les soupes, les rouleaux et les assiettes d’herbes fraîches. En Chine, la plante porte le nom de zisu et apparaît dans des préparations salées et des usages traditionnels.
Poisson, riz et légumes aiment le shiso
Le shiso accompagne naturellement les aliments neutres ou gras. Sa fraîcheur coupe le gras du poisson frit, du porc et des préparations marinées. Il fonctionne aussi avec les légumes croquants, le riz et les nouilles.
- Poisson cru ou grillé, crevettes et coquillages.
- Riz blanc, sushi, onigiri et nouilles soba.
- Concombre, aubergine, radis et légumes fermentés.
- Tofu, porc et bouillons légers.
- Prune, agrumes, vinaigre de riz et sauce soja.
Associez le shiso à une acidité nette : vinaigre de riz, agrume ou prune salée. Une sauce très sucrée couvre vite son parfum.
Un bon shiso frais doit rester souple et parfumé
Au rayon frais, prenez des feuilles intactes, souples et bien colorées. Elles ne doivent pas être visqueuses ni présenter de grandes taches noires. Une feuille fraîche dégage son parfum dès qu’on la froisse légèrement.
Pour le shiso séché, vérifiez la couleur et l’odeur. Un sachet très brun, poussiéreux ou sans parfum donnera peu de goût. Pour les graines, cherchez un lot propre, sec, sans insectes ni traces d’humidité. Le prix varie fortement selon qu’il s’agit de feuilles importées, de graines, d’un condiment japonais ou d’une huile.
Le prix dépend surtout de la forme vendue
Le shiso frais coûte généralement plus cher au poids que les herbes courantes, car il est fragile et souvent importé. Les feuilles séchées sont plus accessibles, mais leur arôme est moins vif. Les graines d’egoma et l’huile peuvent atteindre un prix élevé selon l’origine, la transformation et le conditionnement.
Méfiez-vous d’un produit présenté comme une huile de shiso sans préciser qu’il s’agit d’huile de graines. Les feuilles et les graines ne sont pas interchangeables. L’étiquette doit mentionner clairement Perilla frutescens ou un nom local identifiable.
Une feuille périmée perd son parfum avant de changer d’aspect
Le premier signe de fatigue est l’odeur. Une feuille sèche qui ne sent plus rien ne parfumera presque pas le plat. Jetez-la si l’odeur est celle du renfermé, de l’humidité ou du rance. Faites de même si vous voyez de la moisissure ou si le produit est devenu humide.
Pour les feuilles fraîches, la mollesse seule indique surtout une perte de fraîcheur. Une feuille visqueuse, gluante ou tachée doit en revanche être écartée. Les graines rancissent plus lentement que les feuilles, mais leur odeur de peinture ou de noix très vieille signale une altération.
Les effets traditionnels appartiennent à la culture médicale asiatique
En Chine, au Japon, en Corée et au Vietnam, la pérille a une longue histoire dans les pharmacopées et les pratiques traditionnelles. La forme violette est notamment associée à des préparations traditionnelles chinoises. La plante a aussi été utilisée comme plante ornementale, tinctoriale et pour son huile.
Ces usages traditionnels ne prouvent pas un effet médical. Les feuilles employées comme condiment ne doivent pas être assimilées à un traitement. Les produits concentrés, les extraits et les huiles nécessitent un avis professionnel, surtout en cas de maladie ou de traitement suivi.
Trois groupes de pérille expliquent les noms du marché
La classification commerciale mélange parfois espèce, variété et nom vernaculaire. La forme type, Perilla frutescens ou var. frutescens, est souvent appelée pérille à huile. La variété crispa regroupe la majorité des formes cultivées, dont les shiso vert et rouge. La variété hirtella correspond au shiso de montagne japonais.
Les mots de couleur changent selon les langues : aka signifie rouge dans le japonais courant, tandis que ao peut désigner le vert. Ne vous fiez donc pas au seul mot “shiso” : regardez la couleur, la forme de la feuille et l’usage indiqué.
Du sud-est asiatique aux cuisines japonaises
La pérille serait originaire d’Asie du Sud-Est. Son usage ancien comme huile alimentaire est attesté dans le sud de la Chine et en Birmanie. Elle s’est ensuite diffusée largement en Asie. Au Japon, son utilisation remonte à l’ère Jōmon selon les sources historiques consacrées à la plante.
La plante est aujourd’hui cultivée dans de nombreux pays asiatiques et pousse parfois à l’état spontané. Elle aime la chaleur, l’humidité et les sols bien alimentés en eau. Les graines germent mieux entre 18 et 23 °C, tandis que la floraison commence souvent environ 80 jours après la germination.
Le shiso se trouve surtout chez les épiciers asiatiques
Vous trouverez les feuilles fraîches dans les épiceries japonaises, coréennes ou asiatiques bien approvisionnées, surtout au printemps et en été. Les feuilles séchées, les graines d’egoma, le yukari et les pickles sont plus faciles à acheter toute l’année.
Les marchés spécialisés et certains producteurs d’herbes proposent aussi du shiso cultivé en France ou en Europe. Pour une utilisation régulière, les graines permettent de cultiver la plante, mais elle demande un arrosage suivi et supporte mal la sécheresse.
Le shiso marque les plats sans les alourdir
Utilisez-le comme une herbe fraîche plutôt que comme une épice sèche puissante. Une ou deux feuilles suffisent souvent pour une portion de poisson ou de nouilles. Le shiso rouge apporte surtout une couleur et une acidité indirecte lorsqu’il est associé au vinaigre.
Pour commencer, ciselez une feuille verte sur un bol de riz ou une salade de concombre. Si le parfum vous plaît, passez ensuite aux feuilles entières, aux tempuras et aux graines torréfiées. Ajoutez les feuilles fraîches à la fin : c’est là qu’elles gardent le plus de relief.
Précautions
- Aux doses de cuisine
- Les feuilles utilisées comme condiment sont consommées en petites quantités. Respectez les indications du produit pour les graines et les huiles.
- Allergie
- Une allergie au shiso est possible, même si elle reste peu courante. Arrêtez la consommation en cas de réaction et demandez un avis médical.
- Huile d’egoma
- Cette huile rancit facilement. N’utilisez pas une bouteille à l’odeur de peinture, de rance ou de renfermé.
- Grossesse et allaitement
- Pour les préparations concentrées, les compléments et les usages médicinaux, demandez conseil à un professionnel de santé. Les données spécifiques sont limitées.
Les plats où la shiso est indispensable
-
Japonaise
Sushi et sashimi au shiso vert
Feuille fraîche et note anisée
-
Japonaise
Umeboshi au shiso rouge
Colorant et aromate de saumure
-
Coréenne
Gimbap aux feuilles de pérille
Feuille enveloppante, proche de la menthe et du basilic
-
Vietnamienne
Tía tô au porc et aux herbes
Herbe fraîche dans une garniture ou une salade
-
Coréenne
Riz aux graines d’egoma
Condiment torréfié et croquant
-
Japonaise
Salade de concombre au shiso
Herbe acidulée ajoutée en finition
La shiso dans les grands mélanges
| Mélange | Part | Rôle |
|---|---|---|
| Furikake | Variable | Le shiso séché peut entrer dans certains furikake, avec du sésame, des algues ou du sel. |
| Yukari | Variable | Ce condiment japonais repose principalement sur le shiso rouge séché et salé. |
| Mélanges pour kimchi | Variable | Les graines ou feuilles de pérille peuvent parfumer certaines préparations coréennes, mais la composition varie. |
Par quoi remplacer la shiso
La shiso le substitut — axes dans le sens horaire depuis le haut : terreux, chaud, amer, citronné, piquant, sucré
-
Basilic thaï
Assez éloigné
Le meilleur remplacement pour une feuille fraîche : il garde une note anisée, mais perd la nuance citronnée du shiso.
-
Menthe
Proche
À utiliser dans les salades et rouleaux vietnamiens. Le résultat sera plus frais et plus mentholé.
-
Les questions qu’on se pose sur la shiso
Le shiso est-il piquant ?
Non, il n’est pas un piment. Il peut donner une légère sensation poivrée, mais son parfum est surtout anisé, citronné et herbacé.
Quelle différence entre le shiso et le basilic ?
Les deux appartiennent aux Lamiacées, mais le shiso est plus citronné et anisé. Le basilic est généralement plus doux et plus rond.
Quelle différence entre le shiso et la pérille ?
Pérille est le nom français de la plante. Shiso désigne surtout les formes cultivées et consommées dans les cuisines japonaises.
Par quoi remplacer le shiso ?
Remplacez-le par du basilic thaï, de la menthe ou du basilic selon le plat. Aucun substitut ne reproduit exactement sa note citronnée et anisée.
Peut-on manger le shiso cru ?
Oui. Les feuilles vertes se mangent crues avec le poisson, le riz, les nouilles et les salades.
Combien de shiso faut-il dans un plat ?
Commencez par une à deux feuilles par personne. Pour les graines, une cuillère à soupe suffit généralement pour environ 300 g de riz cuit.
Combien de temps se garde le shiso ?
Les feuilles fraîches se gardent seulement quelques jours au réfrigérateur. Le shiso séché se conserve plus longtemps, mais perd progressivement son parfum.
Comment savoir si le shiso est périmé ?
Jugez l’odeur et l’aspect. Écartez-le s’il sent le renfermé, l’humidité ou le rance, ou s’il présente de la moisissure.
Peut-on congeler le shiso ?
Oui, les feuilles peuvent être congelées, mais elles ramolliront après décongélation. Utilisez-les ensuite dans une sauce, une soupe ou un plat cuit.
Peut-on manger du shiso enceinte ?
Pour les feuilles utilisées comme condiment, demandez conseil en cas de doute. Évitez l’automédication avec des extraits, des compléments ou des préparations concentrées.
Le shiso provoque-t-il des allergies ?
Une allergie est possible, même si elle est peu fréquente. Arrêtez la consommation en cas de réaction et consultez rapidement si les symptômes sont importants.
Quel poids fait une cuillère à café de shiso ?
Le poids varie beaucoup selon qu’il s’agit de feuilles sèches, de graines ou d’un mélange. Suivez le poids indiqué sur l’emballage plutôt qu’une conversion fixe.
Qu’est-ce que l’huile d’egoma ?
C’est une huile extraite des graines de pérille. Elle ne remplace pas une feuille de shiso et doit être protégée de la chaleur, de la lumière et de l’air.
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