Mode d’emploi
Comment moudre les épices sans perdre leurs arômes ?
Moudre une épice au dernier moment permet d’ajuster sa texture et de libérer des arômes plus nets qu’avec une poudre stockée longtemps. Graines, écorces, rhizomes séchés, baies et mélanges ne se travaillent toutefois pas de la même manière.
387 fiches
- Les plus utilisées
- Ordre alphabétique
- Adjuma Capsicum chinense Fruité, floral, piquant
- Advieh Chaud, floral, boisé
- Agastache menthe Agastache rugosa Anisé, mentholé, floral
- Ail Allium sativum Piquant, soufré, chaud
- Ail des bois Allium tricoccum Aiton / Allium … Aillé, herbacé, piquant
- Ail des jardins Allium oleraceum Aillé, herbacé, piquant
- Ail des ours Allium ursinum Aillé, herbacé, légèrement sucré
- Ail des vignes Allium vineale Aillé, herbacé, piquant
- Ail en poudre Aillé, chaud, piquant
- Ail rocambole Allium scorodoprasum L. Piquant, soufré, chaud
- Ail rouge de Sulmona Allium sativum Chaud, piquant, puissant
- Ail violet Allium atroviolaceum Boiss. et T… Aillé, herbacé, piquant
- Ail à trois angles Allium triquetrum L. Aillé, herbacé, doux
- Aillet Allium sativum Aillé, frais, végétal
- Ajowan Trachyspermum ammi Thymolé, chaud, piquant
- Ají mochero Capsicum chinense Piquant, fruité, citronné
- Ají panca Capsicum baccatum ‘Ají Panca’ Fruité, Doux, Terreux
- Alliaire officinale Alliaria petiolata Aillé, herbacé, moutardé
- Ambrette Abelmoschus moschatus Musqué, floral, chaud
- Anardana Punica granatum Acidulé, fruité, tannique
- Andaliman Zanthoxylum acanthopodium Citronné, floral, piquant
- Aneth Anethum graveolens Anisé, citronné, herbacé
- Angélique officinale Angelica archangelica L. Musqué, anisé, amer
- Anis myrte Syzygium anisatum Anisé, floral, poivré
- Anis vert Pimpinella anisum Anisé, sucré, chaud
- Anis étoilé Illicium verum Anisé, chaud, réglissé
- Arbre au poivre Vitex agnus-castus Poivré, camphré, amer
- Armoise japonaise Artemisia princeps Pamp. Végétal, amer, camphré
- Baie de genièvre Juniperus communis Boisé, résineux, poivré
- Baie rose Schinus terebinthifolia Raddi Poivré, résineux, légèrement amer
- Basilic japonais Perilla frutescens (L.) Britton Citronné, Anisé, Terreux
- Benoîte urbaine Geum urbanum L. Chaud, boisé, amer
- Bhut Jolokia Capsicum chinense × Capsicum fru… Fruité, fumé, extrêmement piquant
- Bois-cannelle Canella winterana (L.) Gaertn. Piquant, poivré, aromatique
- Cannelle Cinnamomum verum pour la cannell… Chaud, boisé, sucré
- Cannelle de Ceylan Cinnamomum verum Doux, boisé, citronné
- Cannelle de Chine Cinnamomum cassia Chaud, piquant, âpre
- Cannelle de Madagascar Cinnamomum verum Citronné, boisé, sauvage
- Cannelle de Magellan Drimys winteri Piquant, poivré, boisé
- Cardamome Elettaria cardamomum (L.) Maton Citronné, camphré, chaud
- Cardamome de Java Amomum compactum Camphré, citronné, boisé
- Cardamome de Madagascar Aframomum angustifolium Poivré, chaud, camphré
- Cardamome médicinale Amomum villosum Lour. Camphré, chaud, boisé
- Cardamome tsao-ko Amomum tsao-ko Fumé, camphré, chaud
- Carolina Reaper Capsicum chinense Fruité, chaud, extrêmement piquant
- Caroube Ceratonia siliqua L. Sucré, terreux, chocolaté
- Carvi Carum carvi Anisé, citronné, chaud
- Casse Cinnamomum cassia Chaud, boisé, piquant
- Cerfeuil des Alpes Meum athamanticum Jacq. Anisé, pénétrant, herbacé
- Cerfeuil musqué Myrrhis odorata Sucré, anisé, herbacé
- Chardon-Marie Silybum marianum Amer, terreux, grillé
- Chenpi Citrus reticulata Sucré, âcre, amer
- Chipotle Capsicum annuum Fumé, chaud, fruité
- Ciboule de Chine Allium tuberosum Aillé, poivré, herbacé
- Cinq épices Chaud, anisé, boisé
- Clou de girofle Syzygium aromaticum Piquant, boisé, amer
- Combava Citrus hystrix Citronné, Floral, Piquant
- Coriandre Coriandrum sativum Citronné, chaud, terreux
- Corète potagère Corchorus olitorius Végétal, doux, légèrement mucilagineux
- Crevettes séchées Marin, umami, salé
Pourquoi moudre au dernier moment change-t-il le résultat ?
Une épice entière protège mieux ses composés aromatiques de l’air, de la lumière et de l’humidité. La mouture augmente brutalement la surface exposée : le parfum devient plus présent, mais la poudre perd aussi plus vite son caractère. Le meilleur compromis consiste à moudre seulement la quantité nécessaire au repas.
La texture obtenue compte autant que l’intensité. Une mouture grossière de poivre ou de coriandre apporte des éclats perceptibles, tandis qu’une poudre fine de cannelle, de gingembre ou de cardamome se répartit plus uniformément dans une pâte, une sauce ou un mélange. Il n’est donc pas toujours souhaitable de réduire une épice en farine.
Quel moulin choisir selon la forme de l’épice ?
Un moulin à poivre convient aux grains durs comme le poivre, au poivre de Sichuan et aux graines de coriandre, à condition de procéder par petites quantités. Un moulin électrique ou un petit broyeur permet d’obtenir une poudre plus fine pour le paprika, le piment de Cayenne, le piment d’Alep ou le piment séché.
Les écorces et les rhizomes demandent davantage de précautions. La cannelle se casse en petits morceaux avant d’être broyée ; le gingembre et le galanga doivent être bien secs pour ne pas former une pâte. Pour la graine de pavot, le carvi et la moutarde, un mortier donne un contrôle précis et évite de trop chauffer la mouture. Travaillez par impulsions courtes : la chaleur du moteur peut ternir les arômes.
Faut-il moudre les graines, les écorces et les mélanges de la même façon ?
Les graines libèrent rapidement leur parfum dès qu’elles sont écrasées. La coriandre et le carvi peuvent rester légèrement granuleux pour conserver une sensation en bouche, alors que la moutarde devient plus homogène lorsqu’elle est réduite finement. La cardamome peut être ouverte pour récupérer ses graines, plus faciles à broyer que la capsule entière.
Une écorce comme la cannelle donne une poudre parfois irrégulière, ce qui est normal. Le zeste de citron séché se réduit rapidement en poudre et parfume mieux lorsqu’il est incorporé sans attendre. Avec le quatre-épices ou les graines à roussir, la mouture modifie l’équilibre entre les éléments : arrêtez-vous dès que la texture est homogène, sans chercher une poudre excessivement fine.
Quand moudre une épice pour bien doser son parfum ?
Pour une préparation liquide ou une pâte, une mouture fine se diffuse vite et demande une main légère. La cardamome, le gingembre, le galanga et la cannelle peuvent vite dominer un ensemble lorsqu’ils sont fraîchement moulus. Commencez avec une petite pincée, mélangez, puis ajustez plutôt que de verser toute la quantité prévue d’un coup.
Une mouture plus grossière convient aux usages où l’on souhaite retrouver l’épice par touches, notamment avec le poivre, le poivre de Sichuan ou le carvi. Pour les piments, la finesse augmente la dispersion et donc la sensation de chaleur. Plus la poudre est fine, plus le dosage doit être progressif.
Comment conserver une épice fraîchement moulue ?
La poudre doit être transférée dans un contenant propre, sec et hermétique, de préférence opaque. Étiquetez-le si vous moulez plusieurs produits à la suite : un reste de piment de Cayenne ou de moutarde peut modifier le profil d’une mouture suivante. Nettoyez le moulin ou le mortier entre deux épices très parfumées.
Évitez de préparer une grande réserve, surtout pour le zeste de citron séché, la cardamome ou le poivre de Sichuan, dont le caractère évolue vite une fois réduit. Une petite mouture récente vaut généralement mieux qu’un stock de poudre oublié au fond du placard.
Les questions qu’on se pose
Toutes les épices de cette catégorie doivent-elles être moulues ?
Non. Certaines, comme le paprika ou le piment d’Alep, sont souvent déjà proposées en poudre. La mouture concerne surtout les formes entières, lorsque l’on veut ajuster la texture ou obtenir un parfum plus récent.
Peut-on moudre la cannelle entière ?
Oui, mais il faut d’abord casser l’écorce en petits morceaux et utiliser un appareil suffisamment puissant. La poudre obtenue peut rester un peu irrégulière, ce qui n’empêche pas son emploi.
Quel appareil utiliser pour la coriandre et le poivre ?
Un moulin à poivre convient au poivre et peut convenir à de petites quantités de coriandre. Un mortier est plus polyvalent si vous voulez contrôler précisément la taille des fragments.
Pourquoi ma mouture devient-elle pâteuse ?
L’épice contient probablement encore de l’humidité, ou bien elle a été broyée trop longtemps. Travaillez par impulsions courtes et vérifiez que le gingembre, le galanga ou la cannelle sont parfaitement secs.
Combien de temps conserver une épice moulue ?
Conservez-la dans un récipient hermétique, à l’abri de la lumière et de l’humidité, mais privilégiez les petites quantités. Son parfum sera généralement plus expressif lorsqu’elle vient d’être moulue.