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Comment choisir et utiliser les herbes aromatiques ?
Persil, basilic, thym, menthe ou feuille de laurier : les herbes aromatiques apportent une note fraîche, boisée, anisée ou citronnée aux plats. Cette famille réunit des feuilles et des parties feuillées qui ne se travaillent pas toutes de la même façon, fraîches, séchées, ciselées ou infusées.
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- Les plus utilisées
- Ordre alphabétique
- Pâquerette Bellis perennis Noiseté, Poivré, Amer
- Pélargonium à forte odeur Pelargonium graveolens L'Hér. Mentholé, Rosé, Balsamique
- Rau ram Persicaria odorata (Lour.) Soják Citronné, poivré, herbacé
- Renouée poivre d’eau Persicaria hydropiper (L.) Spach Piquant, poivré, herbacé
- Romarin Salvia rosmarinus Camphré, boisé, résineux
- Roquette Eruca vesicaria Piquant, poivré, amer
- Rue d’Éthiopie Ruta chalepensis Amer, citronné, terreux
- Rue officinale Ruta graveolens L. Amer, camphré, pénétrant
- Santoline Santolina L. Amer, Piquant, Camphré
- Santoline à feuilles de romarin Santolina rosmarinifolia Olive, résineux, amer
- Sarriette Satureja hortensis L. et Saturej… Poivré, chaud, herbacé
- Sarriette d’été Satureja hortensis L. Chaud, poivré, herbacé
- Sarriette des montagnes Satureja montana Chaud, poivré, herbacé
- Sassafras Sassafras spp. Boisé, épicé, légèrement anisé
- Sauge Salvia officinalis Camphré, amer, chaud
- Sauge officinale Salvia officinalis Camphré, amer, boisé
- Sauge sclarée Salvia sclarea L. Musqué, balsamique, amer
- Semanggi Marsilea crenata C.Presl Végétal, doux, herbacé
- Serpolet Thymus serpyllum Citronné, herbacé, chaud
- Shiso Perilla frutescens (L.) Britton Anisé, citronné, herbacé
- Stévia Stevia rebaudiana Sucré, réglissé, amer
- Thym Thymus Chaud, herbacé, boisé
- Thym australien Prostanthera amboinicus Chaud, boisé, citronné
- Thym citron Thymus ×citriodorus Citronné, herbacé, chaud
- Thym commun Thymus vulgaris L. Chaud, herbacé, boisé
- Thym d’Espagne Lippia micromera Herbacé, chaud, thymé
- Thym de Corse Thymus herba-barona Boisé, poivré, résineux
- Thym faux pouliot Thymus pulegioides Chaud, herbacé, poivré
- Thym-pays Lippia thymoides Mart. & Schauer Herbacé, thymé, chaud
- Thé du Labrador Rhododendron groenlandicum Résineux, camphré, balsamique
- Trèfle bleu Trigonella caerulea Fenugré, herbacé, légèrement amer
- Verveine odorante Aloysia citrodora Citronné, floral, frais
- Épazote Dysphania ambrosioides Résineux, âcre, anisé
Qu’est-ce qui réunit les herbes aromatiques ?
Une herbe aromatique est généralement une partie feuillée d’une plante utilisée pour parfumer un plat, une sauce ou une boisson. Le point commun est leur rôle aromatique, non une saveur unique : le persil apporte une fraîcheur végétale, le basilic une tonalité douce et poivrée, tandis que le romarin, le thym et la feuille de laurier développent des notes plus résineuses et persistantes.
Cette catégorie rassemble aussi des profils plus particuliers. La mélisse et la citronnelle tirent vers le citronné, l’aneth et l’estragon vers l’anisé, la menthe vers le frais, et la sauge vers une expression plus camphrée. La feuille de salam et le thé du Labrador rappellent que l’usage d’une herbe dépend aussi de son histoire culinaire et de son territoire.
Fraîches ou séchées, les herbes ne s’emploient pas pareil
Le séchage concentre certaines notes et modifie la texture : une herbe sèche se diffuse dans un liquide, alors qu’une herbe fraîche apporte davantage de relief végétal. Remplacez le séché par une quantité plus généreuse de frais, mais ajustez progressivement : la puissance varie selon l’herbe, son âge et sa conservation.
Le persil, le basilic, la ciboulette, la menthe et l’aneth gagnent souvent à être ajoutés en fin de préparation ou juste avant le service. Le thym, l’origan, la marjolaine, la sarriette et le romarin supportent mieux une cuisson prolongée. La feuille de laurier parfume surtout par infusion : elle doit être retirée avant de servir, comme une branche coriace de romarin ou de thym.
Quelles herbes associer selon le plat ?
Pour une cuisine méditerranéenne, le trio formé par l’origan, le thym et le romarin donne une base nette, à compléter avec le persil ou le basilic au dernier moment. La marjolaine adoucit ce registre, tandis que la sauge accompagne des préparations plus riches et la sarriette souligne les plats de légumineuses. Commencez par une herbe dominante, puis ajoutez une seconde herbe en soutien plutôt que de tout mélanger.
Les profils citronnés de la mélisse et de la citronnelle donnent de l’éclat aux bouillons, marinades et préparations inspirées de l’Asie du Sud-Est. La menthe et l’aneth apportent une fraîcheur immédiate, alors que l’estragon et la livèche donnent une personnalité plus marquée. La feuille de salam s’emploie dans des préparations où l’on recherche une note aromatique profonde, sans la traiter comme une herbe fraîche à ciseler.
À quel moment ajouter chaque herbe aromatique ?
Les feuilles fragiles perdent rapidement leur parfum sous une chaleur forte : incorporez le basilic, le persil, la ciboulette, la menthe et l’aneth hors du feu, ou en deux fois pour conserver à la fois une base parfumée et une note fraîche. Pour une herbe délicate, privilégiez la fin de cuisson.
À l’inverse, le laurier, le romarin, le thym, l’origan et la sauge peuvent être placés dès le début dans une sauce, un bouillon ou une cuisson lente. Écrasées légèrement entre les doigts, les herbes sèches libèrent plus vite leur parfum. Évitez toutefois de les brûler dans une matière grasse très chaude : l’amertume prendrait le dessus.
Comment conserver leur parfum sans les perdre ?
Les herbes fraîches apprécient une protection contre le dessèchement et les chocs : utilisez-les rapidement, retirez les parties abîmées et évitez de les laisser enfermées humides sans précaution. Les herbes sèches doivent rester à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité, dans un contenant bien fermé. Une herbe sèche qui a perdu son odeur ne retrouvera pas son intensité dans le plat.
Pour choisir, fiez-vous d’abord à l’usage : le basilic et la ciboulette pour une finition fraîche, le thym et le romarin pour une cuisson longue, la menthe et la mélisse pour une note vive, la feuille de laurier pour une infusion discrète. Une herbe dominante bien dosée reste généralement plus lisible qu’un assemblage trop chargé.
Les questions qu’on se pose
Quelle est la différence entre une herbe aromatique fraîche et une herbe séchée ?
L’herbe fraîche apporte une note végétale et vive, tandis que le séchage concentre et transforme son parfum. Les herbes fraîches s’ajoutent souvent en fin de préparation ; les herbes séchées peuvent cuire plus longtemps.
Quelles herbes aromatiques supportent le mieux la cuisson ?
Le thym, le romarin, l’origan, la marjolaine, la sauge et la feuille de laurier supportent généralement une cuisson prolongée. Le basilic, le persil, la ciboulette et la menthe sont souvent meilleurs ajoutés au dernier moment.
Comment doser une herbe aromatique ?
Commencez par une petite quantité, surtout avec le romarin, la sauge, la livèche, l’estragon ou la feuille de laurier. Goûtez après quelques minutes de cuisson et ajoutez progressivement plutôt que de corriger un plat trop marqué.
Peut-on mélanger plusieurs herbes aromatiques ?
Oui, à condition de conserver une herbe dominante. Le thym, l’origan et le romarin forment une base affirmée ; le persil, la ciboulette ou le basilic peuvent ensuite apporter une finition plus fraîche.
Comment conserver les herbes aromatiques séchées ?
Gardez-les dans un contenant hermétique, à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Vérifiez leur parfum avant usage : s’il est faible ou absent, le dosage ne compensera pas forcément leur perte d’arôme.